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Entre toi pis moi

Agro-Astuces



Comment attraper un pêcheur d’éperlan.

En ces temps de réchauffement climatique, les pêcheurs d’éperlans se font de plus en plus rares. Sans glace, ces pêcheurs se promènent la mine déconfite et la tête basse. Ils sont privés de leur passe-temps, leur source, leur joie de vivre ! Ce n’était donc pas facile pour moi d’en trouver un.

Quand j’ai enfin réussi, j’me suis dit c’est beau, tout est réglé, en plus, le poisson mord! Mais là, mon pêcheur y me dit qu’y a pas de cabane - c’est un pêcheur de grand air qui pêche dehors, juste comme ça, debout devant son trou. Ok on s’adapte... Yé. Le lendemain, mon même pêcheur m’appelle, il a reçu une lettre par la poste... il est convié pour siéger sur un jury... hmmmm

Ben là le temps pressait, y fallait tourner dans une semaine, pas d’neige, pas d’glace, pis pas d’pêcheur. J’suis allé chercher du renfort- c’est là que la communauté joue son rôle. Mon amie appelle son beau-père. Elle se souvient que déjà, il l’avait emmené à la pêche à l’éperlan dans la cabane de son ami Arthur. Arthur pêche-t’il encore et a-t-il toujours sa cabane ?

Quelques coups de fils plus tard on apprend qu’Arthur ne pêche plus l’éperlan et négatif pour la cabane. Mais..... mais Arthur propose le nom d’un de ses amis. Appelons-le monsieur X, un homme à la retraite qui chaque année installe sa cabane et doit la mettre sur la rivière en fin de semaine. Super ! Le beau-père affirme même que monsieur X a déjà installé sa cabane et qu’il est d’accord pour faire partie de l’émission. La vie est belle !
Elle appelle donc monsieur X pour régler les détails... pis là... monsieur X avoue qu’il n’a pas installé sa cabane, il vient de se faire opérer au genou et attend que son docteur lui donne le OK avant d’entreprendre quoi que ce soit. Monsieur X lui promet de lui trouver un pêcheur.

Là ça presse on tourne dans cinq jours. Pourquoi pas utiliser les médias sociaux! On affiche une demande en ligne – pêcheur d’éperlan demandé. Aussitôt – le texto d’un ami Facebookois propose: « Yvon ». Yvon ... qui ? Le héros Facebookois n’a pas ses coordonnées et suggère de les demander à son copain qui, question posée, ne les a pas non plus. Ouf. Le temps avance.....« on dit que le monde est petit... allons voir des amis en commun » Hé oui! Voilà Marc qui ensuite contacte Sylvie sa copine à lui qui elle connaît bien Yvon et donc refile les coordonnées d’Yvon à son copain Marc, qui lui, me les r’file. Pas pire hein?

OK... j’appelle Yvon. Eh ben, c’est pas croyable...Cette année, imagine donc qu’Yvon a pas posé sa cabane à éperlan. ...Y a décidé de la rafistoler. D’ailleurs, avec tout ce réchauffement climatique et le +9 degrés qu’il a fait hier, un 9 janvier, il a vu flotter deux cabanes qui ont été posées trop tôt sur glace ! Trop tôt !? En janvier ? Quand mon père était petit, il marchait pour se rendre à l’école et pour rentrer et à tous les jours du 15 novembre jusqu’au 28 avril, l’hiver canadien était au RDV. Il y avait des tempêtes de neige et de glace et faisait un froid épouvantable ! Tous les lacs, rivières et mers au Canada étaient gelés durs. Même les castors étaient gelés. La neige était trois fois plus haute que le clocher de l’église pis c’était comme ça tout l’hiver ! Avec ce réchauffement climatique, on a des noëls pas de neige, des shorts en janvier, des coccinelles pis des mouches qui se réveillent dans la maison, une glace trop mince et sploush ! Bon voyage à vous les cabanes !! Dure vie pour les pêcheurs sur glace.

J’sais ben que j’ai une terrible de réputation comme pêcheur, mais j’ai toujours ben réussi à me trouver des pêcheurs !

3 jours avant le tournage...
Encore une fausse piste. Mince ! Je suis à veille de raccrocher avec Yvon lorsqu’il me lance « ...mais hier, j’étais au bar du coin et j’ai entendu un grand barbu en conversation avec Daniel, le propriétaire du restaurant La bruine du cou et il parlait de sa cabane à éperlan »... Yvon ne connait pas le grand barbu. Pas grave ! Moi, je connais Daniel !

Un texto à Daniel... un retour rapide... c’est prometteur ! Avec un nom! Un nom! Un vrai de vrai nom!!! Maxime Daigle! C’est un nom lyrique, hein ? Maxime Daigle ! J’me d’mande si c’est pas un tour qu’ils me font- tu sais ces farces de pêcheurs... Un nom et un numéro de téléphone ! Je m’installe dans un lieu bien tranquille et méditant sur le nom Maxime, je rédige un texto dans le genre « gars sympathique » avec une touche de la « star de documentaire » question de piquer son intérêt. BINGO ! Retour presque instantané m’invitant à prendre un verre au p’tit bar du coin! La conversation est bien bonne. Hé! J’ai enfin trouvé mon pêcheur d’éperlans. Il m’invite à sa cabane sur glace samedi matin. Enfin je vais apprendre à prendre ce poisson. J’y crois... presque... voyons ce qui nous attend. Hey les gars ! C’est bon ! On peut tourner !! J’ai enfin pêché mon pêcheur !



Lorsque nous mangeons de la viande, nous mangeons des animaux. Ces animaux qui remplissent nos assiettes et font jouir nos papilles gustatives sont abattus loin de nos yeux, cachés derrière de grands murs sans fenêtres, par des gens qui en font leur métier pour nous épargner le carnage. J’ai élevé mes animaux. Il me semble donc logique de me prêter à l’expérience de l’abattage. Eh oui, je me suis forcé, je me suis imposé la tâche. Je n’éprouve aucun plaisir à abattre un animal. Mes mains tremblent après avoir appuyé sur la gâchette. En fin de compte, j’ai un congélateur plein de viande, après tout, c’est pour ça que je fais de l’élevage.



Le jardin tire à sa fin et cette année, j’ai réussi mon pari! J’ai fait pousser une abondance de légumes. Qui dit surabondance de légumes, dit aussi chance de perte. Il est donc nécessaire de faire de la mise en conserve pour ne pas se retrouver avec des légumes avariés. Cette démarche nous promet de beaux produits du jardin jusqu’au coeur de l’hiver. Ça veut aussi dire qu’il y a du pain sur la planche et des centaines de pots Masson qui doivent être remplis. Au boulot!



Ail. Kimchi. Cornichons fermentés. Câpres de baies de sureau immatures. Pâté de foie de porc. Mon garde-manger (c’est-à-dire la chambre que nous utilisons pour tout entreposer, y compris la visite) se remplit petit à petit de conserves. Savoir mettre l’excès des produits de mon jardin en conserve est une grosse plume à mon chapeau en matière de quête pour l’autosuffisance alimentaire. À venir : soupe jardinière, maquereau fumé, sauce tomate, betteraves marinées, sauce soja, Campari maison, courges, patates, beurre de pepitas, etc., etc. On ne crèvera pas de faim chez les Thibeault cet hiver !



Entre jardiniers, il est important de parler du temps. Dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, le mois de juin était excessivement humide et froid, il fût suivi de deux belles semaines de soleil en juillet. Les dernières semaines de juillet marquèrent un retour au temps humide et froid. Toute cette humidité de pair avec le manque de chaleur n’est pas l’idéal pour mes tomates, mes concombres, mes courgettes, mes piments; ces plantes ne prospèrent pas dans de telles conditions. Heureusement que les champignons sauvages en raffolent! Ayant récemment appris à identifier les chanterelles, j’ai fait quelques cueillettes dans le boisé derrière chez moi. Nous avons dégusté une pizza grillée sur le barbecue avec des chanterelles sautées, du fromage de chèvre, de l’ail rôti et des feuilles de betteraves. Ça ne change pas les dégâts au jardin, mais au moins c’est bon dans le bedon!

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La chronologie de l’aventure de Patrick en un coup d’œil !  Bonne découverte !

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Patrick Thibeault vit le rêve de plusieurs qui désirent cultiver leurs propres aliments; il se lance dans une expérience d'autosuffisance alimentaire. Comme Patrick n'est pas agriculteur et n'a jamais pratiqué l'élevage, il a recours à des gens connaissant qui le guide dans ses essais et erreurs. La série documentaire Agrofolie le suit dans son aventure.
Agrofolie, c'est prendre la clé des champs et se mériter une liberté avec un dur labeur.

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