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Entre toi pis moi

Agro-Astuces

mes notes juin
La fin du printemps a été éprouvante. Il y avait le jardin à établir, les mauvaises herbes à vaincre, les jeunes animaux à soigner et tout ceci à 32km de chez nous. Quelques conseils pour éviter de répéter mes erreurs:

Le jardin

On doit tenir compte de plusieurs facteurs lorsqu'on installe son jardin, comme la qualité et la fertilité du sol. Dans un monde parfait, j'aurais fait faire une analyse de sol par un laboratoire agricole. Pour la région des Maritimes, il y a un excellent laboratoire à l'Ile-du-Prince-Édouard. Mais je ne l'ai pas fait. Je ne pouvais donc pas savoir ce que mon sol contenait de bon, ni en connaitre les carences. Sans analyse de laboratoire, jardiner c'est comme peinturer les yeux fermés; tu vas peut-être faire une belle toile mais il n'y a pas de garanties que tu va en aimer les couleurs. Chose certaine pour moi l'an prochain : j'effectue une analyse de sol. Le sol est l'élément le plus important d'un jardin; certains agriculteurs biologiques se disent agriculteurs de sol et non agriculteurs de légumes ou de bétail.

Les insectes ravageurs attaqueront les plantes. Matures et en santé, si elles bénéficient d'un bon sol, elles souffriront peut-être moins, mais les plantes qui s'efforcent à survivre dans un sol pauvre ou les plantes encore trop jeunes fléchiront devant le premier insecte qui se pose sur elles. Si, comme moi, vous désirez éviter l'utilisation de pesticides, la meilleure défense c'est d'appliquer des couvertures de rangs. Ce tissu protège les plantes autant des insectes que des gels légers. Selon mes gourous du bio, Alain et Eva de la Ferme Alva, les couvertures de rangs sont essentielles à la production de légumes biologiques. Certaines plantes auront toujours des insectes peu importe nos efforts. La bibitte à patate, ou Doryphore de son vrai nom, pond ses œufs orange vif sous les feuilles de la plante à patate. Les larves qui en résultent sont voraces et en dévorent les feuilles. J'ai passé plusieurs heures à écraser les Doryphores et leurs oeufs. Mon petit frère qui était en visite trouvait ça dégueulasse. Parfois c'est nécessaire d'être dégueulasse.

J'ai maintenant un sol riche et une protection contre les insectes ravageurs. Place à l'autre peste éternelle du jardin: la mauvaise herbe. Certaines d'entre elles sont bien utiles, comme le pissenlit et le chénopode blanc qui sont comestibles ainsi que la consoude qui aide à améliorer le sol par la capacité qu'ont ses racines de récupérer les nutriments du sol pour en améliorer la composition. Malgré cela, dans un jardin traditionnel qui se respecte, les mauvaises herbes, peu en importe la valeur, doivent céder la place aux légumes que nous avons choisi.

L'option la plus simple est de sarcler à la main, mais ce n'est pas un système très efficace.

Voici une liste d'outils que je prévois acheter l'an prochain:
  • une houe sur roue avec lames de différentes largeurs (j'ai utilisé cet outil chez Alain et Eva pour rapidement désherber entre les rangs des plates-bandes);
  • une houe en forme d'étrier avec un long manche (pour désherber entre les plantes);
  • un râteau pour préparer les plates-bandes et mesurer l'espacement exact des plantes;
  • un motoculteur, possiblement avec attelage trois points pour éventuellement y mettre d'autres attachements comme une souffleuse à neige.

Les animaux


Selon mon expérience, contrairement aux plantes, élever des animaux c'est facile. Les seuls désavantages sont le besoin d'espace et les investissements substantiels en alimentation.

Les canetons naissants ont besoin d'un endroit qui les garde à l'abri de tout courant d'air et qui est facile d'accès pour en faire le nettoyage. Tout aussi important sont : une lampe chauffante, de l'eau, et de la nourriture. Dès que la température extérieure est suffisamment chaude et que les canetons ont leurs plumes, ils peuvent être mis dehors.

Un canard a besoin d'eau comme un enfant a besoin de courir. C'est instinctif. Au début, je n'avais qu'un petit bocal qui servait d'abreuvoir. Je ne savais pas qu'un canard essaierait de s'y baigner peu en importe la taille. Ma voisine m'a donc offert sa barbotteuse qu'elle avait acheté pour sa chienne qui ne l'utilisait jamais. Mes canards ont adoré leur piscine.

Le dicton «Ne pas chier où vous mangez», eh ben, mes canards ne le connaissent pas. Le fond de la piscine devenait rapidement dégueulasse. Est-ce que ça empêchait les canards d'utiliser la piscine et d'en boire l'eau? Non. C'est dégueulasse les canards. Vers la mi-juillet, j'ai contracté une infection de campylobacte (une bactérie aussi commune chez la volaille que la salmonelle) en nettoyant la piscine pour leur faire cadeau d'eau fraiche. J'ai fais de la fièvre et mes intestins ont ragé pendant dix jours. La leçon : les canards ont besoin d'une excellente source d'eau qui circule constamment. Un étang serait idéal. Se référer à la vidéo « Entre toi et moi » pour en savoir plus...

Les canards mangent beaucoup moins que les cochons. Je ne sais pas quel est le rapport au poids mais je suis prêt à gager qu'un cochon consomme plus de kilos de nourriture par kilo de viande élevée qu'un canard. Élever du petit bétail a définitivement ses avantages. Cependant, les délices du bacon, du jambon et des côtelettes de porc l'emportent sur les considérations financières.

Ma clôture de palette fût un succès. Mes deux cochons n'ont même pas essayé de s'échapper. Le désavantage de l'enclos n'était pas la clôture mais plutôt son emplacement. Étant donné que les cochons étaient dans un boisé, je ne pouvais pas les déplacer faute de construire un nouvel enclos. J'ai songé déplacer les cochons pour leur proposer d'explorer dans la forêt ou dans les champs. Je ne sais pas si c'est pareil pour les cochons, mais c'est un fait que les poules en pâturage consomment beaucoup moins de nourriture que les poules élevées en grange.

En parlant de nourriture, cet été j'ai acheté de la nourriture commerciale pour mes animaux. Laissez-moi vous dire que ce n'était pas une option économique. Stéphane Leblanc, un ami qui élève des cochons, achète ses grains d'un fermier local et fait sa moulée. Cette pratique lui permet des économies substantielles. Je devrai faire ça l'an prochain car Nat, ma femme, a décidée que j'élèverai encore des cochons.



Qui est Pat?

Pat
Je suis amateur fermier, gourmet autodidacte, locavore avec un penchant pour l'absurde et depuis peu, Agrofou ! Mon défi : subvenir aux besoins alimentaires de ma petite famille tout en restant fidèle à mes principes. J'me lance !

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La chronologie de l’aventure de Patrick en un coup d’œil !  Bonne découverte !

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Patrick Thibeault vit le rêve de plusieurs qui désirent cultiver leurs propres aliments; il se lance dans une expérience d'autosuffisance alimentaire. Comme Patrick n'est pas agriculteur et n'a jamais pratiqué l'élevage, il a recours à des gens connaissant qui le guide dans ses essais et erreurs. La série documentaire Agrofolie le suit dans son aventure.
Agrofolie, c'est prendre la clé des champs et se mériter une liberté avec un dur labeur.

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