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Entre toi pis moi

Agro-Astuces

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Jardiner, ce n’est pas facile. Ça ne veut pas dire que ce n’est pas plaisant. C’est juste frustrant par bout. Prenez comme exemple le mois de juin.

Dans un monde parfait, mes plates-bandes auraient été construites en avril ou au début mai. L’idée c’est de planter ses semis dès que la terre n’est plus gelée. Les pois, certains choux et les épinards sont tous des légumes qui tolèrent un peu de froid et de gel. Ceci fait en sorte que le jardin commence à produire dès le début juin. Hélas, tel n’était pas mon cas cette année. J’ai préparé mes plates-bandes au début juin, le temps idéal pour commencer les légumes d’été qui ne tolèrent aucunement le froid ou le gel (tomates, piments, aubergines, concombres, etc.).

Il n’est pas recommandé de partir en grand périple avec un véhicule qui est à veille de rendre l’âme. De même, il n’est pas idéal de commencer un jardin avec de faibles semis. Le problème? Chez moi, il n’y a pas beaucoup de lumière naturelle. Je n’ai pas de serre ou de solarium donnant sur le sud. Mes semis se sont donc étirés afin de trouver le soleil. Ils étaient aussi pâles qu’un ado qui joue trop de jeux vidéo. Bien que mes tomates, mes pommes de laitues, mes piments, mes poivrons, mes courges et mes fines herbes vivaces aient survécu à la transplantation, mes concombres, mes brocolis, mes choux asiatiques et mes melons sont presque tous morts. Les causes? Soleil brutal, vent implacable et insectes voraces. J’ai dû par la suite semer directement dans le sol.

Peut-être que si les semis n’ont pas survécu, les graines plantées directement dans la terre, elles, auront plus de succès. Les feuilles de laitue, oui. Les capucines, majoritairement oui. Les pois, oui sauf une variété. Mais la tragédie de cette histoire, c’est le rang de haricots. J’ai planté des centaines de graines provenant de sept variétés de haricots et il n’y a que six plantes qui ont germé. À cause du temps froid et pluvieux du mois de juin, sans parler de l’arrosage excessif du jardin par un certain jardinier qui découvrait son nouveau système d’irrigation (hum, hum), les autres graines ont pourri dans la terre.

Si j’habitais seul, à l’écart du monde, j’aurais moins tendance à m’en vouloir pour mes échecs. Mais j’ai visité le marché des fermiers où Alain et Eva de la Ferme Alva (mes gourous du jardinage) vendent de magnifiques produits verts et vifs, tandis que mon jardin lambine. Le jardin à André, mon voisin, est magnifique et regorge de patates, de haricots, de fraises, de betteraves, de carottes, etc. À quelques pas de ce jardin florissant et splendide, le mien a la mine d’un asthmatique qui fait un marathon sans inhalateur... Se comparer aux succès des autres, c’est décourageant. Leur réussite, par contre, est preuve que le jardinage est possible. Je n’essaie pas de faire des brochettes de mouches à feu, de frencher avec un saumon, ou de renverser le flot d’une rivière. Jardiner, c’est une activité humaine qui perdure depuis des millénaires et qui assure notre survie. Je n’ai qu’à apprendre de mes erreurs et ne pas lâcher la patate. Un jour, je serai maître jardinier, personne ne devient maître sans pratique.

Qui est Pat?

Pat
Je suis amateur fermier, gourmet autodidacte, locavore avec un penchant pour l'absurde et depuis peu, Agrofou ! Mon défi : subvenir aux besoins alimentaires de ma petite famille tout en restant fidèle à mes principes. J'me lance !

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La chronologie de l’aventure de Patrick en un coup d’œil !  Bonne découverte !

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Patrick Thibeault vit le rêve de plusieurs qui désirent cultiver leurs propres aliments; il se lance dans une expérience d'autosuffisance alimentaire. Comme Patrick n'est pas agriculteur et n'a jamais pratiqué l'élevage, il a recours à des gens connaissant qui le guide dans ses essais et erreurs. La série documentaire Agrofolie le suit dans son aventure.
Agrofolie, c'est prendre la clé des champs et se mériter une liberté avec un dur labeur.

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